Toutes les banques veulent leur chatbot

Toutes les banques veulent leur chatbot

Les banques sont pionnières en matière d’algorithmes, des salles de marchés à la détection des fraudes, elles se mettent aujourd’hui à une nouvelle forme d’intelligence artificielle : le chatbot. Le chatbot, est un assistant virtuel, géré en interne et qui a pour but d’automatiser les tâches des conseillers ainsi que des services de supports, voire même au contact avec le client. « C’est qui le patron ? Comment ça, tu ne comprends pas la question ? Ça commence bien ! » s’écri Stéphane Richard, le PDG de Orange. Une vidéo a été diffusé le jour du lancement de Orange Bank, dans celle-ci, nous pouvons voir le patron d’Orange pianoter sur son smartphone afin de tester Djingo, le conseiller virtuel de la banque mobile. “Disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7”.
À l’arrière de se chabot intégré à l’application d’Orange Bank, on y trouve Watson de la société IBM, la figure emblématique de l’intelligence artificielle, que les grandes banques veulent toutes. Pour le PDG Stéphane Richard : “l’avenir, c’est l’IA. Je ne sais pas ce qu’il restera du conseiller bancaire dans dix ou vingt ans” avait-il dit en avril dernier. Grâce à cette technologie, Orange Bank à pour but de devenir la première apprenante. Le chatbot Djingo est encore en phase d’apprentissage et certains clients se plaignent qu’il “ne comprend pas grand chose”. Toutefois, d’ici la fin de l’année, l’assistant virtuel serait en mesure d’effectuer des tâches à la demande des clients, comme faire des virements ou épargner par exemple.
Waston, le programme de la société IBM a aussi été adopté par le Crédit Mutuel, pas dans un but de remplacer les conseillers mais dans son back-office, les banques Royal Bank of Scotland, Citigroup et ING ont également adopté cette technologie au sein de leurs services afin d’aider leurs conseillers et leurs employés dans les processus qui sont externes ou internes. Ainsi, les banques pionnière dans l’usage des algorithmes, et dans la robotisation des processus, semblent toutes vouloir adopter leur chatbot.

L’emploi, un sujet qui est tabou

L’investissement pour un chatbot, n’est pas négligeable. Le Crédit Mutuel annonce qu’il s’élève à 40 millions d’euros sur cinq années, soit 8 millions tous les ans. Watson est arrivé en avril dans le quotidien de 20.000 chargés de clientèle de 5000 caisses de la banque mutualiste. Cet outil à pour but de les aider à traiter les plus de 350.000 e-mails qu’ils reçoivent chaques jours, soit presque 90 millions sur un an, et leur propose des modèles de réponses. Nicolas Théry, le président de la confédération du Crédit Mutuel, avait annoncé que : “Jusqu’ici, les banques disent que l’IA libère du temps pour que les équipes se consacrent à des tâches plus complexes et à valeur ajoutée. Nous pensons qu’avec le temps, l’IA va en fait commencer à remplacer beaucoup d’emplois humains dans la banque “.

Olivier

Bonjour. Moi, c’est Olivier, je travaille en tant que Pigiste pour un petit journal depuis moins d’un an et pour m’améliorer dans la rédaction web j’ai décidé d’ouvrir mon propre blog.

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